Patrice Vankieken
Réflexologue à Nantes - Certifié titre RNCP
Patrice Vankieken
Réflexologue à Nantes - Certifié titre RNCP

La Médecine Traditionnelle Chinoise (1ère partie)

La Réflexologie est une pratique issue de la Médecine Traditionnelle Chinoise. Suivant le motif de consultation et le besoin, elle peut s’inspirer de ses principes comme par exemple la circulation de l’énergie dans le corps et ses organes, certains points d’acupuncture voire d’autres outils.

 

J’ai eu l’idée de cet article pour 2 raisons :

 

La première est que j’ai le sentiment que la Médecine Traditionnelle Chinoise reste méconnue et qu’elle peut apparaitre complexe. La seconde est que je l’utilise de plus en plus souvent dans ma pratique et notamment en Réflexologie cervicale et périphérique où elle s’en inspire abondamment.

 

L’idée de cet article est donc de vous donner une approche synthétique de ce qui compose la Médecine Traditionnelle Chinoise (MTC en abrévié) et de vous aider à mieux la connaître.

Quelques informations sur l’histoire de la Médecine Traditionnelle Chinoise

La Médecine Traditionnelle Chinoise est une discipline très ancienne en Asie et la connaissance de son histoire passe par un certain nombre de textes répertoriés. Le plus ancien d’entre eux date du 36ème siècle avant notre ère.

 

Son apport en occident reste récent puisqu’elle a été introduite par les portugais au 16ème siècle. A cette époque, personne ne s’intéressera à la physiologie de la MTC mais ce qui retiendra son attention sera l’utilisation des aiguilles. Pourtant l’acupuncture ne reste qu’une des disciplines de la MTC.

Quels sont les principes de la Médecine Traditionnelle Chinoise ?

Pour l’illustrer, je vais me permettre de choisir la facilité en la comparant avec la médecine occidentale. Afin d’éviter toute interprétation, je souhaite préciser qu’il n’y a aucune volonté de favoriser l’une ou l’autre,  elles ont toutes les deux leur sens tout en fonctionnant  de manière différente.

 

Si l’anatomie telle que l’ont illustrée les chinois est totalement comparable à la notre, l’approche du corps diffère tout à fait de celle qui est enseignée dans nos facultés. La différence fondamentale vient du fait que l’occident s’est concentré sur l’observation du corps humain vivant, voire mort alors que les Chinois observaient la vie dans son ensemble.

 

Les Asiatiques observaient la vie dans leur propres corps mais également à travers le rythme des saisons, des climats et des cycles de la nature. Le regard qu’ils portaient sur le monde les rendait sensibles aux mouvements de la vie dans toutes ses manifestations, et l’organisme n’était pas pour eux un élément en soi, coupé de son environnement. Il participait au grand mouvement de la vie, avec ses rythmes qui varient d’un moment à l’autre de la journée ou de l’année, d’un lieu à l’autre, selon la température, le climat, la saison,...

 

Là où les chinois s’intéressaient à la relation des éléments entre eux, l’occident s’est attaché à l’observation dans le détail d’éléments isolés de leur contexte qu’il a d’ailleurs analysé avec précision, ce qui nous vaut une grande connaissance de l’infiniment petit dans notre corps. Il a tendance à considérer par exemple le microbe seul, en dehors de la personne.

 

La Médecine Traditionnelle Chinoise  considère plutôt que chacun est malade à sa manière et elle raisonne de façon synthétique. Elle tient compte du rapport des organes entre eux et de la composante physique, émotionnelle et mentale du patient avec son milieu.  

 

Historiquement,  les Chinois ne payaient pas leur médecin quand ils étaient malades mais uniquement tant que celui-ci les maintenait en bonne santé. C’était le système de l’abonnement médical : la personne cessait de payer lorsque la maladie apparaissait.  Guérir consistait à rétablir l’équilibre entre l’organisme et son milieu.

 

Se maintenir en bonne santé en médecine traditionnelle chinoise consiste donc à conserver un maximum d’énergie vitale et en assurer la bonne circulation.

 

Cela renvoie à la notion du Qi, le plus souvent, traduit par le souffle, l’énergie

Qu'est-ce que le Qi ?

Non il ne s’agit pas du cri du karaté ka. D’ailleurs, il est difficile de traduire cette notion au sens oriental et d’en donner une définition « pragmatique » et scientifique.

Le Qi peut se traduire par le souffle. On ne parle pas ici du souffle de notre respiration ou même d’un déplacement, il s’agit plutôt de l’énergie dont nous disposons, que toute matière organique dispose, l’énergie vitale.

Le Qi est une énergie à équilibrer. Le mot est rarement identifié seul mais il sera plutôt associé aux organes, à un état. Par exemple, on dit que l’excès de joie affaiblit le Qi du cœur. La colère fait monter le QI vers le haut,  elle envahit la tête et bloque la circulation des énergies à l’intérieur du crane.

 

Si l'on compare cette énergie à de l’électricité par exemple, on dira que celle-ci va être fabriqué par un système, va véhiculer à travers des vaisseaux et c’est l’intensité de l’énergie, son équilibre qui va faire que l’ampoule va éclairer de manière juste, ni trop fort, ni trop faible et remplir sa fonction.

Comment se fabrique l'énergie du Qi ?

La médecine traditionnelle chinoise décrit l’énergie du Qi comme le mélange de trois composants :

  • celle provenant de notre alimentation,
  • celle provenant de notre respiration,
  • et enfin une énergie génétique

 

Ces 3 éléments vont se mélanger, s’harmoniser pour  fabriquer  l’énergie.

 

Dans l’ordre, on considère qu’il est tout d’abord important de bien respirer. C’est ce qui va permettre aux organes de bien fonctionner, au corps de bien consommer cette énergie.

 

Ensuite, il est dit que toute personne dispose d’une énergie générationnelle, qui lui a été transmises par ses parents, voire ses ancêtres.

 

Enfin, l’alimentation jouera un rôle à travers son équilibre. Oubliez les 5 fruits et légumes par jour. Il est plutôt question de préconiser des aliments neutres, qui vont nourrir l’organisme sans détériorer l’équilibre interne ou plus généralement le fameux Ying – yang.

La distribution de l’énergie

L’énergie va se répartir en 3 étages :

 

- un étage supérieur qui renferme les principaux moteurs de la distribution.  Il comprend le cœur et les poumons,

 

- un foyer moyen constitué de l’estomac, de la rate et du pancréas, du foie et la vésicule biliaire. Ils y transforment l’énergie des aliments, des saveurs et des odeurs.

 

et un foyer inférieur qui renferme le rein, la vessie, l’intestin grêle et le gros intestin. C’est à partir de là que s’écoulent les déchets mais aussi au foyer inférieur qu’est stocké le surplus d’énergie résultant des transformations effectuées dans les deux autres foyers et qui n’a pas été utilisé.

 

Ces 3 foyers absorbent et transforment l’énergie pour que celles-ci puissent parvenir aux méridiens

 

L’utilisation des énergies se fait en quelque sorte de 2 façons :

 

  • d’une façon saisonnière 
  • d’une façon journalière à travers ce que l’on appelle  12 méridiens

Qu’est-ce que les méridiens ?

Les méridiens principaux, ou méridiens ordinaires sont au nombre de 12 et chacun  est bilatéral, ce qui veut dire qu’ils se retrouvent des deux côtés du corps.

 

Les douze méridiens voient leurs noms associés à un organe ou à viscère. Voici quelques exemples :

 

  • le méridien du poumon ou « Shou Dai Yin »
  • le méridien du cœur ou « Shou Shao Yin »

ou encore

  • le méridien de l’intestin grêle ou « Shou Dai Yang »

Etc...

Et si on évoque l’un de ses méridiens, par exemple le méridien de la vésicule biliaire, ce n’est pas pour focaliser l’attention sur cet organe mais on mentionne l’organe ou le viscère donné en miroir à la densification de l’énergie qui le traverse. Par exemple, on parlera du méridien du foie qui représentera le flux énergétique qui le traverse.

 

En médecine occidentale, on dira le plus souvent « j’ai mal au foie » pour se focaliser sur l’organe, alors qu’en médecine traditionnelle chinoise on pourra dire « c’est le foie qui ne va pas » autrement dit c’est l’énergie du foie qui est perturbée.

 

En MTC, le mauvais fonctionnement de l’énergie du méridien du foie pourra se déduire ou se répercuter avec d’autres « axes ». La personne pourra déplorer des allergies, des déficiences tendino-musculaires, des problèmes oculaires, une tendance à s’emporter,...

 

 

Voilà, à ce stade, je vous laisse souffler un peu ? et vous a dit à bientôt pour la deuxième partie en espérant que cet article vous a plus. Si c’est le cas, n’hésitez pas à le partager autour de vous.

Portez-vous bien !

 

Patrice Vankieken

Réflexologue Certifié Titre RNCP

Réflexothérapie vertébrale et périphérique – Réflexologie plantaire

19 boulevard Schumann – 44300 Nantes


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